PERSONAL REVIEWS

37 comments:

  1. From July 17, 2012

    La reine Cecilia BARTOLI

    Gil

    Première partie

    Le concert “Sacrificium” du 27 juin 2012 à l'Opéra Royal de Versailles a vraiment été royal dans tous les sens du terme. Pour la première partie, nous étions au premier rang de la loge 10 du balcon royal, mais comme j’avais repéré des places libres à l’orchestre, nous avons réussi à nous mettre au deuxième rang pour la deuxième partie. Inutile de dire que cela a tout changé, même si nous n’étions pas trop mal placés en première partie.

    Dès son “Come nave”, Cecilia a été excellente, ouvrant la bonne voie de sa voix sûre et réconfortante, tout comme pour “Chi non sente al mio dolore” qui a suivi, mais dans l’espoir d’une mort apaisante. Ada Pesch et La Scintilla étaient également à la hauteur de nos attentes et du répondant que Cecilia appelle. Ensuite, je dois dire que j’ai rarement entendu Cecilia chanter “Lascia la spina” comme elle l’a fait ce soir-là et pourtant je l’ai entendue maintes fois dans cet air qu’elle interprète toujours de façon unique. Son legato était indescriptible. On se demande comment elle parvient à un tel niveau. On ne sait plus si c’est elle qui chante ou si un chantre céleste habite son palais.

    Seul hic, vers la fin de cet air, alors que j’étais en train de me dire intérieurement que le public était vraiment recueilli, silencieux et absorbé par la voix divine, un vieux monsieur au premier rang de la corbeille s’est mis à éternuer avec une force qui a rompu le charme. Non content de cela, il a sorti son mouchoir et s'est mouché avec un bruit épouvantable sans se soucier le moins du monde que cela pouvait perturber et le public et Cecilia ! J’étais à deux doigts d’exploser en l’invectivant et tout le monde s’est mis à le regarder et à soupirer des plaintes, mais je n’ai pas voulu en rajouter de crainte d’empirer la situation. Cecilia n’a pour ainsi dire pas réagi, restant centrée dans tout le plaisir de cet air qu’elle a terminé aussi divinement qu’elle l’avait commencé. Le pire c’est que pendant les applaudissements enflammés qui ont suivi, ce monsieur n’a même pas daigné applaudir la Diva, ni d’ailleurs à aucun moment du concert. C’est à se demander ce que des gens de ce genre viennent faire. Il était là, avachi sur son siège, à regarder dans le vague, comme un zombie ou un abruti. Enfin, passons...

    Dans “Cervo in bosco”, j’ai rarement vu Cecilia aussi expressive. On voyait littéralement le cerf, la source, la flèche, l’herbe et le mont ensoleillé tellement elle faisait vivre tout cela de son corps, de ses gestes, de ses regards et de sa voix. Absolument divin.

    Que dire de “Qual farfalla” et “Cadro, ma qual si mira” qui ont suivi ! La perfection et plus encore, notamment avec l’arrêt brusque sur “precipitando va” dont Cecilia a le secret (dans “Cadro”). On reste sans voix, puis on se ressaisit pour applaudir à n’en plus finir. D’ailleurs, ce soir-là, dès les premiers airs, les applaudissements ont très vite atteint le paroxysme, sans parler des tapements de pieds qui faisaient vibrer tout l’écrin de ce Royal Opéra. De toute évidence, le public était en attente d’un exploit et Cecilia prête à l’accomplir.

    ReplyDelete
  2. From July 17, 2012

    La reine Cecilia BARTOLI

    Gil

    Deuxième partie

    Après l’entracte, nous nous sommes glissés au deuxième rang de l’orchestre et avons été éblouis par l’entrée en scène de Cecilia, émerveillés par son “Usignolo sventurato”, puis captivés par son “Misero pargoletto” aux inflexions irrésistibles.

    Je n’entre pas dans le détail des ouvertures et autres symphonies qui étaient plus excellentes les unes que les autres, avec un orchestre remplissant parfaitement l’espace des sonorités voulues par les compositeurs et dirigées par une Ada Pesch qui, décidément, avait “la pêche”, particulièrement dans les ouvertures des Cantates “Gedeone” et “Perdono, amata Nice” de Porpora.

    “Quel buon pastor” fut très émouvant et attendrissant, et d’un legato à faire pâlir d’envie les meilleures cantatrices.

    “Quanto invidio la sorte... Chi vive amante” a été sublime pour la sagesse et l’amour pur qu’il inspire, et pour finir en beauté “Nobil onda” fut d’une vivacité et d’un panache époustouflants, avec de superbes trilles et un registre très étendu. Debout, tout le public criait et en redemandait.

    Vinrent alors les deux bis : le sublime “Sovente il sole” de Vivaldi, suivi de l’impétueux et tempétueux “Son qual nave” avec force plumes et une impressionnante maîtrise du souffle à nous couper le souffle. Même une fois que Cecilia et les musiciens eurent quitté la scène après maints rappels, les applaudissements n’ont fait que redoubler. C’est alors que, chose rare, nous avons vu la Diva revenir sur scène en courant, se mettre littéralement à genoux en nous saluant, en invoquant le ciel et en nous envoyant des baisers. Une soirée inoubliable comme le furent d’autres concerts de Cecilia, mais cette fois-ci pour “Sacrificium” à l’Opéra Royal de Versailles, en présence d’une femme consacrant toute sa vie à la musique.

    La reine Cecilia était vraiment royale et en sortant sur les pavés de la cour d’honneur nous avions le sentiment d’être, grâce à elle et son talent majestueux, des rois et des reines parfaitement comblés.

    ReplyDelete
  3. From July 4, 2013

    Apothéose versaillaise pour Steffani et Bartoli
    16 juin 2013

    Première partie (corrigée)

    Après la très belle ouverture d'Henrico Leone, une Cecilia très enjouée a fait son entrée sur la scène de l'Opéra Royal, vêtue de sa robe bleu opale aux reflets Véronèse, tambourin en main, pour un "Schiere invitte" très enlevé, invitant même le public à taper des mains, créant de suite une ambiance des plus chaleureuses.

    "Sposa, mancar mi sento" a ensuite introduit cette couleur éthérée et transcendante si chère à Steffani et qui devait être la note dominante de la soirée versaillaise qui lui était dédiée par Cecilia et tout l'orchestre "I Barocchisti" dirigé par un Diego Fasolis dont l'entrain allait de pair avec celui de la Diva. "Non prendo consiglio" aux intonations intrépides et déterminées donna à Cecilia toute sa superbe, elle qui excelle dans les attitudes altières sans perdre de son humilité et de sa simplicité innées. Après l'ouverture de "La liberta contenta" et un enchaînement musical fort bien amené, Cecilia s'est levée de son canapé pour un "Amami" passionné, à couper le souffle, aux sons du théorbe, du violoncelle et du clavecin, et à la fin duquel Diego Fasolis s'est mis en retrait pour laisser opérer toute la magie de cet air sublime.

    Ensuite, l'ouverture de "I trionfi del fato" a été suivie des deux airs reposants "Si, si, riposa o caro" et "Notte amica" dans lesquels Cecilia donne un avant-goût de la paix du sommeil profond sans pour autant nous endormir ni nous lasser, mais nous enlaçant de sa "Nuit amie" aux demi-tons envoûtants, l'ensemble s'achevant par le hululement de la chouette. Pour un réveil léger, joyeux et espiègle, "Più non v'ascondo" fut très efficace et agréable, suivi d'une "Victoire facile" pas si facile à chanter, car assez impétueuse et avec une joute finale inénarrable entre Cecilia et le trompettiste.

    Après "L'entrée pour les ombres", Cecilia a entonné un superbe "Ove son ?" qui faisait effectivement se demander où l'on était et qui l'on était devant tant de beauté. Puis les "Airs pour les nymphes de la rivière" firent surgir de toutes parts des êtres à la fois naturels et surnaturels, et comme chaque fois, Diego Fasolis maîtrisait parfaitement des gestes de ses mains le moment où les applaudissements pouvaient commencer sans rompre le charme de tel ou tel air, et il dédia littéralement cet air aux pieds de Cecilia. Tout en demi-teintes s'étirant à l'infini, "Dell'alma stanca" s'avéra non seulement savoureux, mais captivant au plus haut point, les expressions et les inflexions de Cecilia étant en parfaite osmose avec le sentiment contenu dans chaque mot, un art des plus difficiles et des plus admirables.

    Pour finir sur une note dynamique et dans une cascade de vocalises, "Mie fide schiere, all'armi" a été très stimulant et très applaudi comme tous les autres airs. Les rappels ont été nombreux, retentissants et unanimes, à tel point que Cecilia nous a accordé deux bis malgré un concert de presque deux heures d'affilée, alors même qu'elle savait ce qui l'attendait encore pour les deux autres parties de la soirée ! Tout d’abord un “Moriro fra strazi e scempi” très étiré et poignant, puis une reprise de la très belle “Facile vittoria” suivie d’un clin d’oeil à la Marseillaise.

    ReplyDelete
  4. From July 4, 2013

    Deuxième partie

    Diego Fasolis nous a ensuite invités à nous rendre dans la Chapelle Royale pour le "Stabat Mater" et le "Qui diligit Mariam" de Steffani avec I Barocchisti et les vingt choristes de la Radio Télévision Suisse. Pour le premier de ces deux airs sacrés, Franco Fagioli (alias "Un seul Dieu, un seul Fagioli") a entonné les premiers mots "Stabat Mater dolorosa..." avec un legato inimitable et une intensité des plus vibrantes et saisissantes, suivi ensuite par Julian Prégardien (ténor), Alena Dantcheva (soprano), Roberto Ortiz (ténor) et l'impressionnant Salvo Vitale (basse). Une composition très riche et assez variée. Revêtue de sa cape bleu et or, Cecilia n'est venue que pour le "Qui diligit Mariam" accompagnée de Fagioli. Ici on peut dire avec certitude que la musique de Steffani préfigure complètement le génie de Haendel. Savoir que nous étions les premiers à entendre de telles merveilles ajoutait à la solennité de ce moment. Ceux qui n'étaient pas là devront attendre novembre pour écouter le CD en préparation. Ce qui est sûr, c'est qu'ils ne seront pas déçus.

    Pour finir la soirée en beauté et alors que la troisième partie dans la Galerie des Glaces était initialement réservée aux détenteurs de billets Doge et Prestige, Cecilia a fait la surprise d'inviter tout le monde à y assister. Une surprise que seuls les mieux placés ont pu vraiment apprécier, car dans la Galerie des Glaces, au delà des vingt premiers rangs, il est impossible de voir et d'entendre convenablement, ce qui fut mon cas au 44e rang ! Que dire des rangs encore plus éloignés ! Disons qu'à l'entrée j'ai quand même vu Fagioli passer à côté de moi en se frayant un chemin aux sons de vocalises très efficaces à cet effet. Je ne pourrai donc pas beaucoup décrire ce que furent réellement les duos pourtant très prometteurs de Steffani entre Cecilia et Fagioli, mais celui-ci a commencé seul par un "Ogni core" digne de la Diva. Comme Tanaquil dans Servio Tullio, je soupirais et m'échinais pour voir et entendre, au risque même d'une élongation, d'un torticolis ou d'un lumbago, après quoi Cecilia est arrivée avec Fagioli pour les duos tant attendus. Cette pyrotechnie a culminé dans un réel feu d'artifices tiré depuis le grand jardin donnant sur la Galerie des Glaces et visible par les grandes baies vitrées. Avec ce triple concert, la soirée commencée à 20 h s'est achevée vers minuit et demi, voire même un peu plus tard. Klaus, l'administrateur du forum consacré à Cecilia, que je rencontrais pour la première fois, était visiblement heureux et comblé comme beaucoup ce soir-là, mis à part la Galerie des Glaces totalement inadaptée aux concerts comme nous le savions déjà. Que Cecilia soit cependant remerciée pour toutes ses grâces et ses envolées lyriques si réjouissantes et inspirantes.

    ReplyDelete
  5. From February 13, 2014

    Applaus, Applaus,
    für Deine Worte,
    mein Herz geht auf,
    wenn Du lachst!
    Applaus, Applaus
    für Deine Art mich zu begeistern,
    hör niemals damit auf,
    ich wünsch mir so sehr,
    Du hörst niemals damit auf“
    „Sportfreunde Stiller“

    Zürich präsentierte sich kühl an diesem Sonntag, den 9.2.2014 und das lag nicht nur an dem eisigen Wind, der von den Bergen über den See blies, sondern auch an der Volksabstimmung bezüglich Limitierung der Einwanderungsquote.

    Dennoch kämpfte sich die Sonne immer wieder durch, der Himmel blau und die Stimmung bei mir äußerst gut. Volltreffer – eine meiner Lieblingsopern „Alcina“ mit Cecilia, kann das Universum einem mehr bieten? Ja, kann es: nämlich neben ihr am Ende eines sehr langen Tages für 30 Sekunden zu stehen. Und dann dazu ihr Lachen!

    Die Oper in Zürich steht zentral und bildet mit dem großen Platz davor eine imposante Erscheinung. Das Haus in sich ist eher klein und strahlt eine intime Atmosphäre aus. Im Zuschauerraum hat man fast ein „Wohnzimmer-Gefühl“, gute Freunde eingeladen, die bringen Instrumente mit, die anderen singen und der Rest sitzt bequem auf dem Sofa und hört zu.

    In Zürich entwickelt sich durch das barocke Orchester „La Scintilla“ ein feiner Klang und hätte man anstatt der Scheinwerfer Kerzen aufgestellt, dann wäre das „Original-Gefühl“ fast perfekt gewesen.

    Das Bühnenbild von Johannes Leiacker teilt die Welten: das Zauberreich von Alcina, der barocke Himmel, indem getanzt und geschmust wird und die Unterwelt, die dunkle Abgründe erahnen lässt.

    Getreu nach Georg Büchners Zitat aus „Leonce und Lena“:
    „O, eine sterbende Liebe ist schöner, als eine werdende“ kann man nun fast 4 Stunden Cecilia beim Sterben ihrer Liebe zu Ruggiero zuhören und das, was man hört, trifft einen Mitten ins Herz: O mio cor“………

    Ich kann hier keine musikanalytische Abhandlung schreiben. Ich weiß nichts von Stimmtechniken, von Auf- und Abschwüngen, vom „ersterbendem Pianissimo“, vom hellen Vibrato, ich kann nur sagen, was es bei mir auslöst und das war ein Gefühl auf die Bühne rennen zu wollen, um diese Alcina tröstend in den Arm zu nehmen.

    Alcina mag ein „männermordendes Weib“ sein, triebgesteuert, lustvoll, kalt und berechnend. Ganz der „Ex und Hopp“ Mentalität der heutigen Zeit verschrieben, überdrüssigen Liebhabern entledigt sie sich mit ihrer Zauberkraft.

    Cecilias Alcina ist eine Frau „mittleren Alters“ (was immer das heißen soll - schwindende Jugend? Konkurrenz zum jungen Blut? Das Nahen der Wechseljahre?), die darüber verzweifelt, dass ihre Kraft, ihre „Magie“ schwindet.

    Einer Witwe gleich tritt sie daher im schwarzen überdimensionierten Kostüm auf. Hier trauert eine Frau über die Liebe und das Leben, sinniert vielleicht über die Frage nach dem Sinn - was noch kommen wird? Wer weiß es……

    Ende Teil 1.

    ReplyDelete
    Replies
    1. Danke für diese schönen Ausführungen. Ich habe Cecilia und Malena zweimal Ende Januar erlebt und kann alles nur bestätigen. Vielleicht treffen wir uns ja in Salzburg, Dortmund oder Baden Baden.
      Anita

      Delete
  6. From February 13, 2014

    Teil. 2

    Regisseur Christof Loy scheint ein Frauen-Versteher zu sein oder ist es Händel, der diese Arien so mitfühlend komponiert hat oder ist es eben Cecilia, die auf Grund ihres eigenen Alters und Lebenserfahrung dieser Figur das entsprechende Gerüst mitgeben kann?

    Klar, ihre Mitsängerinnen, allen voran Julie Fuchs als Schwester Morgana sind jung, agil und machen auch in wenig Stoff eine überaus gute Figur wie Varduhi Abrahamyan im schwarzen BH. Vielleicht ein Tribut an das männliche Publikum, die sonst bei soviel „Gefühlsschmalz“ ganz dusselig werden würden.

    Alcina ist keine „Frauenoper“, auch wenn man es in dieser Inszenierung so verstehen könnte. Denn Ruggiero (bestens als Mann von Malena Ernman verkörpert), ist anfänglich mehr Warmduscher als Hardcore, aber wenn er seine Strahlkraft als Ritter und Held wieder entdeckt, dann schwingt Ernman die Hüften kreisend-lasziv – like „Elvis, the pelvis“ . Die Arie „Sta nell ´Ircana“ ist wohl das Viagra des Barocks

    Bei soviel geballter Kompetenz auf der Bühne, bei so viel Gefühl und Hingabe, kann man als Publikum nur begeistert sein und dem wurde auch zwischendurch heftig Ausdruck verliehen. Manch einer ist vielleicht dann auch im Eifer übermotiviert in seinen Ausrufen (es schien ein Italiener zu sein) und das balancierte dann haarscharf am Rande der Peinlichkeit.

    Zeit- und Ortssprung:

    0.45 Uhr: es ist kalt, es ist dunkel und eine Menge Menschen (Kulturreise der Badener Zeitung) warten am Bühnenausgang. Die einzelnen Sänger verlassen das Theater, jede und jeder wird nochmals freundlich empfangen, bejubelt und beklatscht. Ich weiß nicht, inwieweit diese Sänger in ihren zum Teil noch jungen Karrieren mal in die „Bartolonischen Sphären“ hinaufsteigen werden, aber das ist auch Teil ihres Berufs…. falls man je Anhänger haben sollte. Ich konnte nicht ausmachen, ob es auf große Gegenliebe bei manchem stieß. Gefühlt eilten schon einige schnell an der Menge vorbei.

    Wäre es jetzt zu pathetisch, wenn ich schreiben würde:“…. und plötzlich wurde es hell und die Nacht teilte sich und siehe da, ein Stern am Himmel und Engel stiegen hinab und sangen Halleluja!“

    Ja, es wäre zu viel und ich denke, Cecilia fände das jetzt enorm peinlich. Die hatte nämlich gute Laune, war vielleicht auch ein bisschen erschlagen von der Menge Mensch, die da stand, aber dachte sich mit ihrem positiven Wesen und Ausstrahlung:“Na, ich werds schon rocken!“

    Und sie rockte es!

    Als Novizin im Bartoli-Universum darf ich noch fasziniert sein. Ich weiß, einige hier im Forum sind schon lange dabei, die kennen das, die sind auf soviel geballte Cecilia vorbereitet. Ich hingegen staune und freue mich, kann aber auch den Kopf schütteln, wie es manche Leute angehen, rangehen, anpirschen, abschießen, das I-Phone knallig ins Gesicht gehalten, den Arm um die Schulter gepackt, immer feste drauf, ich hab bezahlt, es steht mir zu….

    „Mein Herz geht auf, wenn Du lachst….“ summt es leise in meinem Kopf. Es sind die stillen Momente im lauten Getöse des Alltags, es sind die kleinen Gesten und diese gütigen Augen, die einen dann nicht fröstelnd in die kalte Nacht entlassen.

    Koile 2014

    ReplyDelete
    Replies
    1. Beautiful. Thank you.
      February 13, 2014

      Delete
    2. Thank you for your very personal review. :) You're addicted to the best drug ever.
      February 13, 2014

      Delete
    3. Thank you. I sometimes miss such personal (and well written) review in our forum - and didn't dare to write it myself. Hope to meet you one day after a Cecilia-concert or -opera.
      Christiane
      February 14, 2014

      Delete
  7. February 14, 2014
    Thank you all for the nice compliments. I would love to meet you and have a good talk about this & that and Cecilia :-) Koile

    ReplyDelete
  8. From February 15, 2014

    Applause, applause,
    for your words,
    my heart opens,
    when you smile!
    Applause, applause,
    for your way of enthusiasm,
    please never stop,
    I deeply wish, you would never stop!
    Sportfreunde Stille (German Pop Group)

    It is a chilly cold day in Zürich on 2/9/14 and not only because of the weather. The referendum in Switzerland, if immigration should be limited wobbles like a ghost through the streets. The sun is fighting against dark clouds and suddenly the sky is blue and my mood is great! Match made in heaven! My favorite opera “Alcina” sung by Cecilia - can the universe offers you more? Yes it can! Standing beside her after a very long day for 30 seconds and seeing her smile!

    The opera house in Zurich is located directly in the city and the big square in front of it gives the whole place a grand atmosphere. Inside the house you have a charming and also intimate atmosphere like sitting in a living room, having friends around: bringing instruments, others are singing and the rest is sitting comfortably on the sofa.

    The baroque orchestra “La Scintilla” unfolds a fine and subtle sound and if you exchange the spotlights with candles the ultimate baroque feeling would nearly be perfect.

    The stage setting of Johannes Leiacker separates the two worlds. There is Alcina`s realm: a baroque heaven where people dance, kiss and cuddle and the underworld, where you fear the worst.

    True to Georg Buchners quote of “Leonce and Lena”:
    “Oh, a dying love is far more beautiful than one that's growing” you can observe and listen, how Alicina/Cecilia is suffering in her love to Ruggiero and what you hear is straight going to your heart – Oh mio cor…..

    Please don’t expect here a music-theoretical paper. I have no clue about voice-training, “dying Pianissimo”, bright Vibrato… you name it! All I can say is, what I FEEL, when I am listening to music and in this particular case I wanted to jump on stage and hold this Alcina in my arms to comfort her.
    Alcina might be a “Maneater”, impulsive, cold hearted and voluptuous. If she gets bored of her “boy toys” she turns them into animals.

    Cecilia´s Alcina is a woman in “a certain age” (whatever that means: loosing youth? In competition to the younger blood? Menopause is knocking at the door?) who is desperate about losing her power and magic.

    There she is in a black opulent costume like a widow musing about love and the meaning of life. What will the future hold for her? Who knows….

    End of part 1.

    ReplyDelete
  9. From February 15, 2014

    Director Christof Loy seems to be a man who knows how to read a woman or is it Handel, who composed those beautiful arias or is it Cecilia, who brings her own life experience and wisdom to the table?

    Yes, her female colleagues are a great group of singers: agile, sporty and having a sexy look in a black bra like Varduhi Abrahamyan. Maybe some ”eye candy” especially for the male audience – keep the guys awake while presenting so much emotional “Schmaltz”.

    Alcina is not a feminine opera, although you could get this impression with this production. Malena Ernman is great in the male part of Ruggiero: at the beginning more of a wimp than hardcore he/she develops his/her glory of the saving knight and starts jiggle her hips like “Elvis, the pelvis” in the aria “Stan ell`Ircana”. Seems this aria is the baroque version of Viagra!

    So much passion and competence on stage temps the audience to express the overwhelming feeling of joy: never ending applause between the arias. Some guy (seems Italian) was really, really over motivated and was skating thin ice of embarrassment.

    Change of location: around midnight
    It is cold, it is dark and a lot of people are waiting at the backstage door. One after one of the ensemble is leaving the theater. People are cheering, people are clapping. Some of the singers seemed not really happy with this group of fans. I don´t know, if they ever reach the “Bartolonian Spheres”, but then they have to learn how to work the crowd.

    And now picture this: …. suddenly the dark night brightened up and a star appears on the firmament and angels climbed down and through the air you could hear “Halleluja”….

    Too much? Too pathetic?

    O.K. I think Cecilia would be embarrassed by such “kitsch” – she was in a good mood. Maybe a bit overwhelmed by the group of people. But in her very unique way and warm spirit she said to herself: “Well, I rock the house!”

    And she did!

    I am a novice in the Bartoli-Universe and so I have the right of the first night. I know some of you spend a long time in the tail of this comet and are prepared of so much Cecilia. But I am just stunned and happy, can`t trust my eyes. I also have to admit I was a bit shocked how some people reach her: like hunters on the deer stalk, ready to shoot with the I-Phone, near, close, closer in her face, arm around the shoulder, squeezing like a teddy bear, soothing themselves like Gollum : ….. "My precious”.

    “My heart opens, when you smile” I can´t get this phrase out of my head. Her soft gestures and her kind eyes carried me out into the cold night not freezing anymore.

    Koile 2014

    ReplyDelete
    Replies
    1. February 16, 2014
      Thank you so much Koile, you are a great writer!

      Delete
  10. A polish fan sent me a couple of links of his revriew written in Polish:
    Have fun.

    http://prostoomuzyce.pl/przepis-na-operowa-superprodukcje-cecilia-bartili/ from Zurich, 2 February 2014
    http://prostoomuzyce.pl/prawdziwa-norma-zabrzmiala-w-salzburgu-relacja/ from Salzburg 24 August 2013
    http://prostoomuzyce.pl/giulio-cesare-jak-z-marzen-relacja-ze-spektaklu/ from Salzburg 31 August 2012

    ReplyDelete
  11. From April 18, 2014
    Koile sieht „Otello“ !

    (leider nur auf DVD, aber das macht gar nichts und ratet mal, an wem das liegt? :-)

    Man kann darüber streiten, ob Operninszenierungen auf DVD überhaupt ein adäquater Ersatz zu Live-Aufführungen sind. Die Autorin kommt zu dem vielleicht nicht ganz unvoreingenommenen Schluss: wenn Cecilia singt - dann schon! Auch wenn das Life-Erlebnis mit ihr direkt natürlich nicht zu toppen ist.

    Die Sog-Wirkung ist trotz Mattscheibe unglaublich, als ob dunkle Materie einen anzieht und plötzlich ist Zeit und Raum nebensächlich. Wie ein Elementarteilchen wird man geschleudert, gestoßen, angezogen, schwerelos durch Koloraturen gewirbelt, um dann wieder auf dem Sofa zu landen. Danke Erde, Du hast mich wieder!

    Gibt es Argumente, die für eine DVD sprechen? Ja, die Kamera! Die ist nämlich ganz nah am Geschehen, zoomt sich ran, heftet sich ins Gesicht und das hat man live in dieser Konzentration nicht.

    Um es vorweg zu sagen: man könnte diese Inszenierung auch ohne Ton hören, allein Cecilia beim Spielen zuzusehen, ist Genuss genug! Oder Leiden! Denn in „Otello“ wird viel gelitten, gefleht, verachtet und ab und an auch geschmachtet. Hier muss man ihr direkt in die Augen sehen und weiß ohne eine Note zu hören, was die Stunde geschlagen hat. Ein Blick sagt mehr als 1000 gesungene Noten!

    Es wäre aber mehr als schade, wenn man die Musik nicht hören würde, denn Rossinis „Otello“ hat viel für die Ohren zu bieten, auch wenn es direkt keine Arien gibt, die dem „Verdischen Mitklatsch- und Summ-Charakter“ entsprechen.

    Nein, ich langweile jetzt nicht mit Musiktheorie, Historie oder sonst klugen Einfällen. Hier geht es nur um MEINE Leidenschaft und da teile ich etwas mit Otello, dem man als Motto zurufen möchte:

    „Eifersucht ist eine Leidenschaft, die mit Eifer sucht, was Leiden schafft!“

    Während Otello also eifrig sucht, schafft er Desdemona Leiden und da wird man mitgerissen von soviel Hingabe.

    Cecilias Desdemona ist eine stolze Frau, die sich vielleicht der Brisanz ihrer heimlichen Ehe mit dem Afrikaner Otello bewusst ist, sich dennoch aber nicht einschüchtern lässt. Am allerwenigsten von ihrem Vater. Hier offenbart der Stoff von William Shakespeare aus dem Jahr 1622 seine unglaubliche Aktualität: eine Ehe zwischen einer weißen Frau und einem Schwarzafrikaner und die damit einhergehende Diskriminierung in der Gesellschaft, dem brutalen Neid der weißen Männer. Oder auch die Liebe einer Frau zu einem Mann, der nicht dem Glauben und Vorstellungen der Familie entspricht. Schlussendlich bezahlt sie mit ihrem Leben. Der Ehrenmord als Reinwaschung – fast 400 Jahre später scheint die Menschheit in diesem Punkt keinen Schritt weitergekommen zu sein.

    Das ist aber auch die Stärke dieser Inszenierung. Hier geht es nicht um Dinge, weit, weit entfernt in grauer Vorzeit. Hier ist Shakespeare mit Rossini im Schlepptau in der harten Realität vom 21. Jahrhundert angekommen.

    Doch wenden wir uns wieder der Protagonistin zu, die viel erleiden und ertragen muss, gedemütigt und geschlagen wird. Das zerrt an den Nerven, denn auch ich suche mit Eifer, was mir zwar auf die gesamte Spieldauer Freude macht, aber eben in diesen Moment Leiden schafft. Es liegt an der Einheit Sängerin-Charakter, die es so echt rüberkommen lässt. Und da kann ich mitreden, denn nach vielen Jahren als passionierte Operngängerin habe ich einiges an Sängerinnen erlebt: von dramatischen Fehlbesetzungen bis fantastische Offenbarung. Diese gelungene Einheit aus Sänger und Schauspieler, das macht dann Oper zum Erlebnis. Im Grunde bekommt man 2 in 1 – geiler kann Geiz doch nicht sein, oder?

    Ende Teil 1.

    ReplyDelete
    Replies
    1. 2. Akt: Der Wahnsinn greift weiter um sich und nun erlebt man eine machohafte Desdemona, mit Bier in der Hand und gestähltem Rückgrat. Kalte Abscheu funkelt aus ihren Augen, wenn sie dem Vater die Koloraturen entgegen schleudert.

      Der 3. Akt ist geprägt von Innigkeit, das sich im Lied von Isaura konzentriert. Solche Szenen laufen Gefahr, dass sie im Opernkitsch versinken können. Doch hier trägt Cecilias Mut, Gefühle zur Schau zu stellen, ohne sie billig zu verkaufen, Früchte. Innigkeit, was ein schönes Wort! Und Cecilias Blicke berühren mit Zärtlichkeit, ob nun Emilia, der treuen Freundin gegenüber oder dem schwindenden Gefühl von Liebe und Abschied aus dem Leben. Diese Blicke lassen härteste Herzen erweichen!

      Der Tod kommt sinnlos daher. Warum Otello keine andere Lösung sieht, so wenig Vertrauen in seine Frau hat und diese sich ihm dann auch märtyrerhaft ins Messer schmeißt, das ist eben Drama. Wäre es nicht unblutiger gewesen, seinen Beziehungsstatus bei Facebook zu ändern, kurz zu twittern, dass es aus ist mit Desdemona, dem untreuem Weib und sich bei e-Partner anderen Frauen zuzuwenden? Vor 400 Jahren kannte man eben nur Hopp oder Topp!

      Ein Happy-End wäre in Sicht, sie hätten glücklich mit der Gondel in den Sonnenuntergang von Venedig rudern können….

      Wie viel Hass dem Afrikaner entgegengebracht wird, zeigt sich dann im Schlussbild. Obwohl Otello selbst nun tot am Boden liegt, durch eigene Hand gerichtet, treten sie noch mit Füssen. Manche menschlichen Abgründe ziehen sich über den Tod hinaus.

      Ich bin geschafft, völlig erledigt und staune nicht schlecht. DVD hin oder her, es ist verhext mit Cecilia: ob live oder als Konserve, Widerstand scheint mir zwecklos - ergeben kann so schön sein……

      Koile 2014

      Delete
  12. From April 20, 2014

    Koile watches „Otello“ (only on DVD, but alas, guess why it doesn´t matter, little hint: starts with “C” and ends up with “ecilia” :-)

    Now we can argue over whether an opera production on DVD is an adequate compensation for a live performance. The author is coming to the conclusion (and I am not really objective) that an Opera production on DVD with Cecilia works both ways (although watching and listening her live on stage is really the icing on the cake).

    The maelstrom of her performance even on TV or computer is unbelievable. You get drawn into it like dark matter, time and space around becomes irrelevant. Like an elementary particle you get hurled, pushed, absorbed and weightless swirled by coloraturas. What a flight! Thank you gravity, you have me back on the sofa!

    Are there any arguments for a DVD? Yes, the camera! The camera becomes your best friend while watching the production. Close to the acting persons and facial impressions you get aware of emotions you never see by sitting in the audience (or you are lucky cookie and got tickets in the first row).

    I say it right from the start: watching the DVD without sound would be pleasure enough. Just following Cecilia`s acting is pure joy. Or seeing her suffer! In “Otello” there is a lot of suffering, despising and yearning. You have to look her directly into her eyes, to know the moment of truth. All this without listening to one note – a gaze of Cecilia`s says more than a 1000 music notes.

    Certainly it would be a pity not to listen to the music of Rossini, because even without those all time favorite arias everyone would like to sum and clap (the so called Verdi-effect), the music is full of colors and passion. Its´ Rossini, more to say? :-)

    No I don´t want to bore you with music theoretical stuff, history or other precocious ideas. This essay is only about my Cecilia passion and therefore I share something with Otello: PASSION!

    While he is fighting all his feelings of jealousy, love and hate you can see Desdimona fighting for her love with such devotion.

    Cecilia´s Desdemona is a proud woman, who knows how highly explosive her secret marriage with the African man Otello might be for her father and the society, but she doesn´t get intimidated by this. More: she stands up and is taking position.
    In this matter the text of William Shakespeare (written in 1622) reveals it relevance to the present. A marriage between a white woman and a black man, the discrimination of that relationship, the cruel envy of white man, is really topical, so up to date. Killing women today because of an “inappropriate relationship” is nothing new - 400 years later it seems that mankind didn´t overcome this in any ways. What a shame!

    But this is the quality of that production of Moshe Leiser and Patrice Caurier. It is not about “old stuff long, long time ago”. No, here Shakespeare arrived followed by Rossini in the cold reality of the 21. Century.

    Back to Desdemona, who still suffers and bears all those emotions from love to rejection, humiliated and beaten by her father. It is the incredible acting of Cecilia that crawls right under your skin. This is the great combination of a singer and an actress. I have seen a lot of female opera singers in the last 20 years on stage and there was everything you could imagine: from totally miscast to divine revelation. If you get this 2 in 1 - THAT makes the difference between a good or a memorable evening!

    End Part 1.

    ReplyDelete
    Replies
    1. Act 2: Insanity takes it place. Desdemona stands up for her love. She is sweetly purring the words her father wants to hear, but her acting says something complete different: I despise you! Maybe this is one of the best moments in that production.
      And there it is: this intensity in Cecilia`s acting: her gaze, her body language, the posture of victory in the end. This is kicking ass, folks!

      Act 3: Desdemona sings the “Song of Isaura” and this stands for the main emotion in that act: a good bye to the world, to the people she loves most. An overtone of tenderness and a very fragile Desdemona. Cecilia`s eyes are wandering through the room, asking for salvation. This goes right through your heart and if this is not made out of stone, it touches you deeply.

      Dead comes and it´s so useless. Why Otello can´t find another solution to his inner struggle, why he has no trust in Desdemona´s love – this is drama.

      It would have been much easier (and less bloody) if he just changed his relationship status by Facebook in “Single”, tweeted on Twitter: That´s it, I am done with her” and registered at E-Partner for new girls! But 400 years ago it was: take it or kill it!

      … and they lived happily ever after… yes, that would have been nice, rowing in a Gondola into the venetian sunset…. but no, there will be blood!

      In the end there is nothing more left than sorrow and hate! Otello kills himself and while his dead body lies on the floor the white men are still kicking him. Even dead there is no end to racism.

      I am done, I am totally empty. This was a roller-coaster of emotions and I am stunned: DVD or live on stage, with Cecilia it is bewitched: resistance is futile – to be addicted can be sometimes so …. sweet …. :-)

      Koile 2014

      Delete
  13. April 20, 2014

    Thank you, Koile, for sharing your thoughts and feelings with us!

    I'd like to add something. I watched Otello in Zurich this very day it was recorded, at the premiere. I will never forget. And I do agree that Cecilia's ability of acting came to another dimension - up to then, I mainly loved her voice and way if singing. Since 'Otello' I adore her for her acting, too.

    Especially in this scene, you also mentioned: where she sings towards her father 'Si un padre m'abondona' with a sweet voice, ornamenting just as her father would expect from her, but at the same time she looks at him in deep contempt.

    I sat there unbelievingly, these very fine and small gestures, her mimic not at all exaggerated, her absolutely true acting paired with her sweet voice was overwhelming.

    This is to me the key scene of Cecilia's Desdemona. Here she differs from other Desdemonas: she keeps her pride, she doesn't accept the role of a victim, though she sings the words her father wants to hear, but at the same time slaps him. She still doesn't act victim-like in the end, when Otello stands in front if her with a knife, just as you said.

    After this 'Otello' it was clear to me that there would never be anything alike. But then there came 'Norma'...

    ReplyDelete
    Replies
    1. Hello Charlotte, thank you for your Feedback! I really would love to hear more from your live experiences with Cecilia or from others here in the Forum! What was so special for you about Norma? See you, Koile

      Delete
    2. Yes and then came Norma....and in a couple of weeks, we will know, what will come in Salzburg in 2015 -:) . I'm sure, more surprises wait for us along the way, we follow Cecilia.

      Thank you, Koile, for this lovely review.

      I had the chance to see two performances back then in Zürich. I had bad seats somewhere in the third row of the boxes, no good view, so I decided and absolutely didn't regret, to stand for the whole length of the opera on both evenings. I was totally glued to the stage and even more so to Cecilia's incredible, realistic and deeply human portrait of Desdemona. Her singing is great, as we all know, but her acting is equally breathtaking , especially the last act is a masterclass for singing acting or acting singing, I will keep in my mind and my heart for the rest of my life.
      Luckily, I also saw two performances in Paris and this time I didn't need to stand. Cecilia's portrait hasn't lost a tiny bit.

      If you keep on writing, Koile, I might have to open a section for personal reviews -:). Thank you again.
      Klaus T.

      Delete
  14. From April 30, 2014

    Finally, I can answer you, Koile, I was on Easter vacation, so I couldn’t do earlier.

    I like your personal reviews very much, and I find it a wonderful idea to open a new section for reviews of all of us. Perhaps others would follow your lead?

    You asked for more impressions of last year’s ‘Norma’. It’s almost a year ago, but I think I can still recall every scene, every aria. I’ll try to describe what ‘Norma’ did.

    Let me first write about Cecilia’s acting, which impressed me deeply. From the first second to the very last moment, Cecilia was Norma through and through. Her Anna-Magnani-style was so convincing, not one exaggerated pose! The plot was, as you already know, put into the time of ‘La Résistance’ - no Roman garments, no gracious gestures, no portamento – and that fitted perfectly to the lean orchestration. The singing of especially Cecilia was completely unpretentious, and that was very impressive to see in ‘Casta Diva’. She sang it, as you already know, plainly, but on top, she suddenly took her father’s hand while singing the prayer - which changes the meaning! She doesn’t address the prayer only to the Gods! Superficially, yes, but by taking her father’s hand she obviously sings it to smooth the ruffled feelings of him and the whole people. And of course she does so, she wants to protect Pollione, she is a woman of flesh and blood – not primarly a priestress who wants to adjure the Gods...

    I think I don’t have to mention that Cecilia knows to show all colours of being. She is happy, she is caring, she is shocked, she is furious, she is deeply sad, she is devoted, she is everything.

    Something teared me through the opera. I must admit that before, ‘Norma’ was not at all a favourite opera of mine. I don’t appreciate these, let me call it opera-style operas. To me, ‘Norma’ was never genuine, it seemed withdrawn to me. But as I trust Cecilia (and I already attended the concertante ‘Norma’ in Dortmund) I dispite travelled to Salzburg. Thank God I did, unforgettable as it was! So I watched and listened breathlessly, many times unbelieving how true the feelings were.

    It started with ‘Guerra! Guerra!’ when I was blown away, I didn’t notice anything around anymore. When the curtain dropped, I recognized that my face was wet, tears ran down my cheeks. This never happened to me before. I had tears in my eyes many times, but never running down unceasingly and unnoticed up to a certain point. I was utterly shattered.

    By the way, singing this slow part after the smashing ‘Guerra! Guerra!’ (which was on stage much more impressive than on CD. In the moment the choir started singing the first ‘Guerra!’ they stepped a big step forward, bang!!), this slow part already gives a hint to the later decision of Norma. I find it quite important and beautiful and why leave it as former ‘Normas’ did?

    To mention some of the other singers: I love John Osborn’s Pianissimi, so tender! He makes the braggart as well as the furious occupant (of hearts). But he makes me melt when he sings in this caressing, loving manner, ‘Ah, troppo tardi t’ho conosciuta’...

    Rebeca Olvera was a very convincing Aldagisa to me. Her bright, maiden and therefore somehow innocent soprano was a wonderful contrast to Cecilia’s womanly, rich and sophisticated manner of singing. It worked so well to have a mezzo here and a soprano there! How could one ever do vice versa?

    This was ‘Norma’ to me.

    ReplyDelete
    Replies
    1. Hello Charlotte, thank you very much for your review an your very personal insight. I have to say I am not a great fan of Bellini and this whole "Casta Diva" and "Maria Callas-is-the-only-one-you-is allowed-to-sing-this Hype" made it worse. Yes, I confess I am in the avoiding mood and no, I haven´t bought the CD of "Norma". Maybe I should rethink my rejection. I am a bit one-sided: I love baroque music! (and Richard Wagner, but I don´t think Cecilia is going to find her vision of Kundry or Elsa :-) But see - Otello is definetly not baroque music and I love it. So having that in my mind, what you wrote about your "Norma" experience, I should enlarge my horizont :-) So what´s next - I got "Semele" on DVD.... more to say :-) Thanks again for your answer and maybe more people like to join us here! Koile

      Delete
    2. I love Barock music most, too, and Mozart. Cecilia leads me to other musical universes - as I said, I trust her, and she never ever disappointed me. Wagner, for example, is not at all my piece of cake, but I'm sure, I would find a door to it with Cecilia on my side. She just hits it.

      'Semele' is great, every Da Capo is different. Have fun!

      Charlotte

      Delete
    3. Thank you, Charlotte, for this wonderful view on the incomparable Norma from Salzburg.
      I agree, that the CD is great but the performances take the crown.
      As for Wagner, didn't Cecilia sing the flower maiden in Parsifal in Bayreuth at the time, when she recorded the recital with Levine back in the 90ies ? -;).....

      Delete
  15. Koile sieht „Semele“ und ruft verzückt aus „Heaven, I am in Heaven“

    Ob „Endless pleasure, endless love“ seinerzeit ein Ohrwurm war, kann ich heute nicht beurteilen. Aber mir hängt es seit Tagen im Ohr und nein, eigentlich will ich es auch gar nicht los werden.

    „Semele von Georg Friedrich Händel in der Züricher DVD-Produktion aus 2007 hat alles, was eine gute Oper braucht: es geht um Macht, Liebe, Sex und Verschwörungen. Ein Mann in übermächtiger Position nimmt sich eine Geliebte, verspricht ihr den Himmel auf Erden, wohl wissend, dass er nie seine Macht mit ihr teilen wird. Die Geliebte, etwas naiv und verblendet aus Liebe zu ihm, ist auf lange Sicht gesehen unzufrieden mit ihrem Status “nur Geliebte“ und dann ist da ja auch noch die eifersüchtige Ehefrau, die ihre Position „noch Ehefrau“ sichern muss – koste es, was es wolle.

    Robert Carsen (Regisseur) hat diese eigentlich mythologische Erzählung des Gottes Jupiter und der Sterblichen Semele in ein neuzeitliches Königshaus versetzt (es erinnert jedenfalls stark an England) und sogleich werden Erinnerungen an Prinzessin Diana wach, die es zwar bis zur Ehefrau brachte, aber vielleicht auch letztendlich daran gescheitert ist. Oder Marilyn Monroe, die hoffte, mit dem mächtigsten Mann der Welt, den amerikanischen Traum leben zu können. Auch sie zerbrach. Welche Rolle Jackie Kennedy (die Ehefrau) in dieser ganzen mysteriösen Affäre spielte, bleibt auch heute noch im Dunklen verborgen.

    Doch zurück zu „Semele“, die am Trau-Altar Reißaus nimmt und sich überschwänglich in die Romanze mit Jupiter stürzt.

    Es macht Cecilia sichtlich Spaß, in dieser Gefühlswelt zu schwelgen und nur in ein Laken gehüllt über die Bühne zu tänzeln. Und so verkündet auch die Tageszeitung: „Semele: I am in heaven“.
    „Endless pleasure“ wird dann auch zum Höhepunkt im 1. Akt. Mit Leichtigkeit in der Stimme manövriert sich Cecilia lustvoll durch diese Arie und es wird einem klar, dass man Jupiter eigentlich keinen Vorwurf machen kann, diese Frau zum eigenen Vergnügen in den Palast entführt zu haben. Spätesten, wenn man seine Ehefrau Juno kennenlernt ist deutlich: mit ihr scheint „Vergnügen und Liebe“ sich eher negativ ins Endlose zu ziehen.

    Juno, (herrlich gespielt und gesungen von Birgit Remmert), baldowert in einem echten Kabinettstück mit ihrer Dienerin Iris (sensationell komödiantisch dargestellt von Isabel Rey) den Plan aus, wie man sich Semeles entledigen könnte.

    Die beiden Liebenden sind sich derweil genug! Getreu dem Motto: „Wenn die Laken krachen und die Kraken lachen, dann beginnt des Jahres schönste Zeit“ genießen Semele und Jupiter ihr Zusammensein. Im Duett mit Charles Workman (Jupiter) entwickeln die beiden Chemie, die es überzeugend wirken lässt. Es liegt aber deutlich an Cecilia, die gekonnt eine große Schippe italienischer Erotik in die Szene legt, damit der blasse Jupiter doch in Wallungen gerät. Immerhin schafft er es, die Socken im Bett auszuziehen und das ist doch auch schon was.

    Cecilias Stimme schmiegt sich wie eine schnurrende Katze an die Musik von Händel und umschmeichelt sanft den Zuhörer.

    Ende Teil 1!

    ReplyDelete
  16. Zu Jupiters Verdruss ist Semele kein „Material girl“. Alles Geschmeide und hübsche Gewänder (kurz angemerkt: die Kostüme sind wirklich schön, besonders die lila Robe, in die sich Semele für kurze Zeit hüllt, steht Cecilia ganz fantastisch und damit beende ich meinen kurzen Ausflug in die Rubrik „Frau und Mode“) halten nicht die Unzufriedenheit fern, die Semele ergreift: sie ist zwar die Geliebte von Jupiter, aber weiterhin sterblich. Zum vollkommenen Glück möchte sie ebenso unsterblich sein, wie die Götter. Damit nimmt das Schicksal seinen Lauf.

    Eben noch glücklich im Bett, schmollt sie nun wie eine 15 Jährige, der man den Freund verboten hat. Das sind einfach herrliche Momente, wenn Cecilia kurz schnippt und eine neue Facette ins Spiel bringt. Workman arbeitet sich ihr brav hinterher, doch dieser Jupiter ist eher ein sanfter Riese, als ein despotischer Über-Gott.

    Alles Umgarnen, Liebkosen und Umarmen hilft nichts. Jupiters Frau sinnt auf Rache und ist bereit, ihre Dienerin Iris dem Gott des Schlafes in billiger Manier anzudienen. Macht muss manchmal hart von denen erkauft werden, die nur Spielfiguren der Mächtigen sind. Wie Semele, die von Juno getäuscht wird. Diese rät ihr, derweil in Gestalt ihrer Schwester Ino, sich Jupiter im Bett zu versagen und ihn dadurch zu zwingen, sich ihr in seiner eigentlichen Gestalt zu zeigen, wohl wissend, dass dies Semeles Ende bedeuten wird.

    „Myself I shall adore“ ist neben „Endless pleasure, endless love „ und „ No, no I`ll take no less“ die 3. große Arie von Semele, die Cecilia genüsslich in Selbstverliebtheit auf die Spitze treibt. Spieglein, Spiegellein, in der Hand….

    Es ist geradezu herzallerliebst zu sehen, wie sich die kleine Semele/Cecilia um die große Juno/Birgit schlingt und ihren Kopf getreulich an deren Schulter legt. Auch Juno muss in diesem Moment mit ihren aufkeimenden liebevollen Gefühlen für Semele kämpfen.

    Es sind mal wieder die Gesten von Cecilia und ihre großen braunen Augen, die diese Momente nicht ins Lächerliche abstürzen lassen, sondern die kindliche Naivität widerspiegeln, die dieser Figur inne hat.

    „No, no I´ll take no less“ ist zu den beiden anderen Arien genau das Gegenteil. Aus Sinnlichkeit und Vergnügen, wurde Selbstliebe und nun dies: entweder Unsterblichkeit oder nichts, für weniger gibt Semele sich jetzt nicht mehr her. Cecilia schäumt vor Wut, stampft mit dem Fuß auf, tritt verärgert gegen einen Koffer, schmeißt mit Kissen um sich… ohh, man möchte ihr stundenlang dabei zuschauen und ist ebenso erleichtert, dass man sich nicht mit ihr in diesem Zustand duellieren muss.

    Der Rest der Geschichte ist schnell erzählt: Semele stirbt, die Machtverhältnisse sind geklärt, der Hof feiert sich und Jupiter verkündet die Geburt eines neuen Gottes: Bacchus. Der nächste Rock schlendert derweil schon an ihm vorbei. Manche Götter ändern sich eben nie!

    Was ich an der Inszenierung mag, ist die Dynamik, die im Spiel ist: obwohl fast kein Bühnenbild vorhanden und nur mit Requisiten gearbeitet wird, ist das Geschehen auf der Bühne nie langweilig. Auch die komödiantischen Passagen rutschen nicht in peinlichen Slapstick ab. Das liegt auch an Isabel Rey und Birgit Remmer, die beide ein gutes Timing für Situationskomik haben.
    Charles Workman hat es sicher nicht leicht an der Seite von Cecilia, denn er muss ihrem Temperament Stand halten und das strengt auch einen Gott-Vater an :-) Und all denen, die immer behaupten, Englisch sei keine Opernsprache, sei gesagt: es muss nicht immer italienisch oder französisch sein. Bei der Perfektionistin Bartoli hört man ihren italienischen Akzent nicht durch und das ist wieder typisch: wenn sie was macht, dann aber richtig!

    Was soll ich sagen? I only can adore her and I take no less!

    Koile 2014

    ReplyDelete
  17. Koile sucht die russische Seele und findet St. Petersburg!

    „Wenn man mit einer großen Begabung und einem liebenswürdigen Charakter ausgestattet ist, wird man durch Lob nicht verdorben. Es spornt viel mehr an, neue Lorbeeren zu ernten.“ Alexander von Humboldt

    Ein großer literarischer Auftakt, der passender nicht sein könnte. Wer sich zurzeit durch die Flut an Artikeln und Fernsehbeiträgen aus ganz Europa anlässlich der Veröffentlichung von Cecilias neuem Album „St. Petersburg“ durcharbeitet, wird das voranstehende Zitat vollends verstehen können. Wobei, nein! „Arbeit“ im Sinne von „anstrengend und nervenaufreibend, im Schweiße des Angesichts und mit den eigenen Händen Arbeit…. so ist es beileibe nicht. Es ist diese köstliche Form von Arbeit, diese lustvolle Kombination aus hören, sehen und staunen.

    Ach es ist herrlich, wie sie lacht und strahlt und mit den Händen versucht zu überzeugen. Leider sind die deutschen Fernsehbeiträge eher lahm und dass so gar nichts bei „3 nach 9“ rüber kam ist eigentlich eine Schande (man kann sich nur sehnsüchtig an dieses wunderbare Kabinettstück mit Sir Peter Ustinov einst erinnern). Im belgischen wie französischem Fernsehen wird da einem mehr geboten (wobei ich leider kein Wort verstanden habe, aber C‘ est la vie :-) )

    Liegt es nur an der Sprachbarriere oder warum schaffen es die deutschen Fernsehjournalisten/Innen nicht, Cecilia mehr zu entlocken als dem immer wiederkehrenden Sermon? “ML Mona Lisa“ versuchte es schon mit etwas tiefgründigeren Fragen wie „Frau Bartoli, wie waren Sie als Kind“? Aber dennoch versandete das Gespräch im Nirgendwo.

    Nun soll es aber um das neue Album „St. Petersburg“ gehen und deren Medien- und Marketingkampagne war ja im Vorfeld schon mehr als umstritten. Keine Sorge, ich ziehe jetzt nicht das „Superfan-Kostüm“ an, ich philosophiere nicht über Anstecknadeln oder sonst welche Pins, die man sich getrost an den Hut stecken kann. Ich spekuliere auch nicht über die hehren Absichten der Plattenfirma DECCA oder Cecilias Rolle in dieser Posse. Die Wahrheit liegt irgendwo zwischen vertrockneten roten Rosen und gekauften DVDs.

    Auf der Suche nach der russischen Seele!

    Die russische Seele ist womöglich ebenso ein Mythos wie die „deutsche Pünktlichkeit“, nur dass die russische Seele diesmal in Form einer CD mit 11 Weltpremieren aus dem russischen Barock daher kommt. Ich muss gestehen: ob nun die russische Oper vor Glinka schon bedeutungsvoll war, ist eine Erkenntnis, die mir keinen „Aha-Effekt“ abringt. Ich wage sogar zu sagen „Ob in China ein Sack Reis umfällt oder es vor Glinka schon Opern gab“…. Mir ist es ehrlich gesagt herzlich egal. Mögen andere darüber in Verzückung geraten und womöglich würden jetzt Cecilias Augen etwas böse in meine Richtung funkeln, wie ich so lapidar diese sensationelle Entdeckung abtun kann.

    Mach ich aber!

    Die Musik ist schön! Manchmal können Sachverhalte ganz simpel formuliert werden. Ja, die Arie von Hermann Raupach „Idu na smert“ läuft einem wie warmer Honig über die Haut. Etwas klebrig vielleicht, aber eben schön! Auch Araia`s „Pastor che a notte ombrosa“ hat einen Schmelz, der betörend ist.

    Wer wie ich eher auf die peitschenden Arien steht, die einem die Energien nur so in die Gehirnwendungen blasen, kommt diesmal weniger auf seine Kosten. Klar, Raupachs „Razverzi pyos gortani, laya“ hat Suchtpotential und es würde mich nicht wundern, wenn es das Publikum im Konzert spontan von den Sitzen reißen würde.

    Und dass Cecilia es nicht verlernt hat, Koloraturen zu „laufen“, hört man in „Agitata in tanta pene“ von Domenico Cimarosa.

    Was nun wieder die Kritiker auf den Plan ruft: unglaublich was die so alles hören! Von „glitschigen, gelierten Höhen“ wird da gesprochen und irgendwie klingt das eher danach, als ob man auf einer Schnecke ausgerutscht wäre, als dass man einer außergewöhnlichen Sängerin zuhören würde. „Brehms Tierleben“ lässt wohl grüßen!

    Ende Teil 1

    ReplyDelete
    Replies
    1. Was macht nun also die „russische Seele“ aus?

      Ist das eine Mischung aus „Wodka, „Krieg und Frieden“ und Blinis“? Oder wenn man es etwas markiger haben möchte aus „Pelzmütze, Pferdeschlitten und Bärenjagd“?

      „St. Petersburg“ leidet hoffentlich nicht am schlechten Image der „russischen Seele“, die derzeit in Form von Putins Ukraine-Politik daherkommt und im Gepäck den fragwürdigen Umgang mit Menschenrechten trägt. Nein, ich zettel jetzt keine politische Diskussion an, aber als Frau sei es mir zumindest nochmals gestattet, den Namen „Pussy Riot“ einzuwerfen.

      Und damit tut sich auch ein Link auf - der Link zwischen den starken Frauen. „St. Petersburg“ huldigt den 3 Zarinnen: Anna, Elisabeth und Katharina (die Große), die zu ihrer Zeit versucht haben, das abgeschottete Russland zum Westen hin kulturell zu öffnen. Ob nun die Musik der „gastarbeitenden Italiener“ und des Deutschen Hermann Raupach zu dieser interkulturellen Verständigung beigetragen haben, lässt sich aus meiner Sicht nicht sagen. Schön ist es aber, dass die Musik nun nicht ganz in Vergessenheit gerät.

      Um Cecilias Perfektionismus und Anspruch an Bildung und Kultur gerecht zu werden, beende ich meine Ausführungen mit einem Zitat von Johann Wolfgang von Goethe, der in einem Brief an Carl Friedrich Zelter (Musiker, Musikpädagoge und Komponist) am 28.6.1831 schrieb:

      „ Dieses habt ihr Musiker aber vor allen Künsten voraus, dass ein allgemeiner, allgemein angenommener Grund vorhanden ist, sowohl im Ganzen als im Einzelnen, und daß also jeder eine Partitur schreiben kann, in vollkommener Gewißheit, vorgetragen zu werden, sie sei auch, wie sie sei.“

      Goethe ahnte vielleicht, dass jemand wie Cecilia kommen würde, die weibliche Ausgabe eines Heinrich Schliemann und den Staub auf den Partituren der alten Bibliotheken mit ihrer unnachahmlichen Stimme weg singen würde. Gut, im Nachgang „sie sei auch, wie sie sei“, formuliert er treffend den Zweifel, den man auch jetzt bei „St. Petersburg“ haben kann. War es das wert, auf ein Schiff zu steigen, das Eis zu brechen und nach St. Petersburg zu fahren, um diese Musik zu heben? Die Antwort geben vielleicht die Verkaufszahlen des Albums oder eben die Begeisterung der Zuschauer im Konzert.

      Aber davon demnächst mehr….

      Delete
  18. AMSTERDAM 5-11-2014 REVIEWS

    first what newspapers and a website wrote:

    NRC

    Bartoli also impresses with white fur hat
    However adventurous Bartoli's adventure seems, yesterday in the Concertgebouw her performances sounded very predictable. That happened with great artists precision with the usual Bartoli sound, rolling R's, extended affects, a vibrato with the wingbeat of a bird .
    A improvisation with the trumpetist felt studied.
    3 out of 5 stars

    VOLKSKRANT

    Heroic duels with a singer who never needed to force her voice.
    At exactly 11 PM she thought t was fine (reality it ended 11.05, after again 2.50 hours)
    As a tsarina Bartoli had descended the stairs with a train that covered the whole staircase.
    Eye for detail spoke from a snowwhite dress which she changed for a ice-blue-blue one after the break. A series of sow arias warmed her vocal chords for the more risky athletics work.
    The orchestra had understood that they had to surround her with care. They played from soft to softer to softest. With magnetists hands Fasolis uncovered electrifying details. Various soloists fought duels with her who never had to force her voice.
    Her jewelnotes seem less elastic. A sign to that were the repeated tricks where she let her tone swell and diminish when the text speaks of waves of water. (placido il mare).
    And of course she smuggles as Hasse never has looked a tarina in the eyes. But a print of his opera Tito Vespasiano landed in Russia.
    Se mai senti spirarti, about a breeze that flows along a face in love. After muted violins, sweet horns and an intimate bass had set the setting, Bartoli only needed to let glow her vocal chords.

    4 out of 5 stars .

    TROUW

    The empress still has it in her

    In the slow pastoral lamentations the spectacle was millimetre work. It could be heard in the magnificent little trillers, the exquisite frasings, in intensely sung pianissimi and the colourings of her remarkably darker and broader sound. Age and the succesful mastering of the heavy Norma part have made her voice more interesting and more voluminous.
    There was some monotony, the fans come for her circus acts and at first this was more of the sort where lap dogs jump through hupples.
    Araias Seleuco resulted in shivers on your back.
    During the 5 encores she got better because Steffani, Vivaldi and Handel have more quality.

    4 out of 5 stars

    OPERA MAGAZINE

    Majestic Bartoli reigns like always
    .
    In delicate slow arias she again reached impressive musical heights.
    A hunch of theatre magic had the pastoral aria from Araias Seleuco, the ight was dimmed (total darkness, birds sounded and the diva transformed in a lost shepherdess in a dark forest. With well-placed trillers she illustrated the fear of which the text speaks. but also hear spoke loveliness due to a marvellous solo of hoboist Pierluigi Fabretti , full of fantasy variations.
    The orchestral part of the night was perfect. Fasolis and his 20 people magiced a polished and mild sound that let every space for Bartoli .There was also a nice pompous march by Raupach.
    In Idu na smert her concentrated emotions drew attention. Again she used fast embellishments to give more profile to the subtle melody lines.
    Her Charlemagne of Manfredini reminded me of Mozart
    The audience was quite impressed by Hasse's Se mai senti, which was not bad in comparison with Gluck's...
    In Vo disperato a morte she could show her angry face. Here her raw tone was fuctional but at other moments her fierce vibrato disturbed in the high notes. In the low notes her timbre sometimes lost colour. The years of her vocal chords begin to show.
    She compensated this by her personality and perfect musical instincts .
    The spectacle arias contained repeated high notes which kept repeating like a gramophone needle gotten stuck. The built-up tension resulted in fast stream of coloratura .
    2 Vivaldis were for me (Martin Toet) the highlight of the evening, where the difference showed between genius and inspired mediocrity. Even as star like bartoli does not become bigger than what she sings.

    More later, Ton

    ReplyDelete
  19. Now my own PERSONAL review of Amsterdam 5-11-14 .

    First of all, the Dutch magazine www.luister.nl of November 2014 has 5 full pages of Decca pictures of Cecilia, ideal for framing.
    In the December issue a interview about how she spends Christmas

    So Cecilia came down the stairs with a long train that covered the whole stairs. What a sight will that have been from balcony up close. I saw it in Paris.
    White gown with glitters on top, later a blue one with white undergarment and silver glitter shoes all evening.
    After the Altsesto march Cecilia sang Vado a morir with a longer emphasis on "tradir" than on CD
    De miei figli ( a free mini-CD with that magazine Luister) was lovely and ended with kisses to hoboist and violinist.
    Then some finetuning by orchestra, then Ida na smert with a different pronunciation of strashusya than on Cd namely as "strashussya" unlike Strashussa on Cd .
    Embellishments and ornamentations around "menya lyubil" .
    Applause came too soon, it's about " I am going towards my death" !! and then applause immediately?? Don't people listen to what is sung ?? Awful !!

    Then the light went quite out. Total darkness. Orchestra had a long intro with birdsong, then she appears and gets a spotlight. Still darkness in hall till Io fanno palpitar, then lights back on.
    Never seen such a nice intimate atmosphere in Amsterdam Can we have all concerts with lights off??.. What a super-lovely piece ! Is there any more happiness in the world than that ?? I dont think so. A big BRAVA by somebody near me on front row. Nice but got annoying later when he kept shouting "it will be 12 o'clock" but left before the end after his phone went off
    Luckily almost no coughing all evening.
    Highlight of the 1st half of course O placido il mare, with a long held MARE and movement and funny face and fierceness , especially on Sua colpa no e (not the fault of the sea, but wind)
    Rapturous applause, flowers already by someone I know better than anybody. (me)
    Of course Cecilia gave one to the concert master.

    After break a very Vivaldiesque Sinfonia by Dall'Oglio. The allegro resembled the 4 seasons by Vivaldi. Later Hasse's Ouverture to Clemenza dI Tito was more Haydnesque and Araias Sinfonia in D was a allegro as a march, rhythmic, dancing without any slowing down, a whirlwind piece I loved.
    Manfredini's Non turbar had a long held note on pieta del genitore and pieta del tuo dolor

    Hasse's se mai senti spirarti had embellishments on gli estremi sospiri and reached a height of utter sensitivtiy on che muore per me (my love who desires me)
    In Vo disperato a morte a fast severe fierce stern face at A vista del morir, a great piece by Metastasio
    Nobil onda got quite funny and had da capo embelllishments
    The usual big applause and a Armenian fan next to me gave a magnificent self-made portrait of Cecilia to her with a beautiful English text under it.

    Then 5 encores,
    1 )Steffani - A facile vittoria
    2) Vivaldi- Sol vento il sole
    3) Handel Destero dal empio dite
    4) Vivaldi . sol date mio dolce amore
    5) Razverzi

    In A facile vittoria she had a small voice at end, funny
    battle with instruments ("felt studied" a paper wrote)
    In Handel a nice emphasis on "sI si" , with soloists in top form. They were better than in Paris where there were some errors, not in Amsterdam
    Vivaldi's Sol date had a long intro by orchestra and coda.
    Then a shortened Razverzi in fur hat and she walked off as a tsarina who wanted to show she is the boss in the land, before coming back for the last applause and waving good bye from the top of the stage..
    Then a long signing session in the Hall of Mirrors. Pity was that one only saw Cecilia when standing in front of her so more than an hour of no view in the back of the long line
    I asked her about concerts next year. Probably London, but all she knew was that it will be in exactly one year, so again in November.

    TON

    ReplyDelete
    Replies
    1. Hi Ton, could you please put Cecilia's hint about London as a comment into the Schedule section? Then we can keep it in our minds till it will be confirmed - or not. Thanks.
      See you in Hamburg

      Delete
    2. I would not know how to put something in the Schedule section and I only asked her if she will go to London and of course she aid yes, but that does not mean it will happen. I don't think that SHE decides where she goes, otherwise St Petersburg would already have been a venue..

      Delete
  20. Thank you Ton for you personal review and also the translations. What a wonderful concert it must have been. I had a ticket for the original date and was looking forward to see her coming down the stairs with that long train, but, alas, I had to work on the postponed date. I'm happy, you all had such a beautiful concert.

    ReplyDelete
  21. Koile sieht Norma!

    „Kinder, macht Neues! Neues! und abermals Neues! – hängt Ihr Euch an’s Alte, so hat euch der Teufel der Inproduktivität, und Ihr seid die traurigsten Künstler!“

    (Richard Wagner in einem Brief vom 8. September 1852 an Franz Liszt in Weimar.)

    Die Welt polarisiert, in gut und schlecht, in Freund und Feind, in Leid und Freude! Über Kunst kann man bekanntlich nicht streiten oder doch gerade vortrefflich?! Kunst kommt (hoffentlich) von Können oder reimt es sich eher auf „verhunzt“? In diesem Spannungsfeld bewegt sich laut Feuilleton Cecilia´s Interpretation von Vinzenco Bellini`s „Norma“ in der Regie von Moshe Leisure und Patrice Caurier.
    Ich halte es mit Wagner und werde sogar noch ein Stück radikaler in meiner Ansicht: Weg aus dem Spartendenken, weg die vordefinierten Stimmfächer und Einteilungen. Für mich steht fest: kann die Sängerin die Töne richtig singen, ist im Prinzip erst mal alles gut. Der Himmel ist nicht die Grenze – akzeptiert werden nur biologische Gegebenheiten. Klar, eine Frau wird keine Bariton-Partie übernehmen können. Da hört auch meine Kompromissbereitschaft auf.

    Um es also auf den Punkt zu bringen: mir ist es zuwider, wenn behauptet wird, eine Gesangspartie könne eigentlich nur von einer bestimmten Sängerin gesungen werden; weil es eben so ist, immer war und bitte schön auch bleiben soll.

    Mit meiner fast schon anarchistischen Haltung saß ich am Wochenende im ausverkaufen Festspielhaus von Baden-Baden und ließ all die Kritiken und die Unkenrufe außen vor. Was hier zählt ist nur meine Meinung.

    Ja, auch ich kann Opernpuristin sein und verstehe, wenn man als Liebhaberin einer bestimmten Oper diese in ihren Grundfesten verteidigen möchte. So viel Freimut würde ich bei einer „Hänsel und Gretel“ Inszenierung auch nicht an den Tag legen, bei dem die Hexe von einem Mann gesungen wird (was als solches von Humperdinck nie gewollt war) und das Hexenhaus zum Kinderpuff verkommt.

    Aber diese Norma ist eben anders und in ihrer Andersartigkeit stößt sie in der Inszenierung auch an. Man kann Nonchalance über die ganzen Anspielungen des „Druidenhains“ und „Ritenbeschwörung“ hinweg singen, aber da offenbart sich dann die Schwäche des Konzeptes. Text und Handlung driften ab und an auseinander. Da muss man als Regie Mut zur Lücke beweisen und sich am Ende auch dafür Kritik gefallen lassen. Die sakrosankten Schwingungen der Hohepriesterin Norma sind dem Widerstandskampf der Resistance im Frankreich des 2. Weltkrieges zum Opfer gefallen. Macht das Sinn? Ist das gut? Bellini kann man nicht mehr fragen – es bleibt die Crux der heutigen Opernauslegungen und der Regieteams. Neues zu gestalten und Altes zu bewahren. Der Weg ist eben manchmal (leider) nicht so weit zwischen Lebkuchenhaus und Kinderpuff!

    Norma ist nun also Anführerin und keine Hohepriesterin. Mehr noch: sie ist Mutter und Frau, die die Liebe des Vaters ihrer Kinder zu verlieren droht: Pollione, der Nazibesetzter, der Frauen benutzt, wie es ihm gerade in den Sinn kommt.

    In diesem zwischenmenschlichen Dilemma findet die Inszenierung dann ihre Stärke. Da verdichtet sich eine Geschichte zum Drama, die sich die Realität heute selbst in die Tageszeitungen schreiben könnte: Familiendrama! Mann verlässt Frau! Frau tötet ihre Kinder und richtet sich dann selbst!

    Ende Teil 1.

    ReplyDelete
  22. Und da wird diese „Norma“ Inszenierung auch für den Zuschauer 2016 emotional greifbar. Diese Frau ist verletzt, flüchtet in den Alkohol und hofft, mit dem richtigen Rot des Lippenstiftes diesen Mann wieder für sich gewinnen zu können. Doch der Preis, den sie für ihre Liebe zahlt ist schlussendlich ihr eigenes Leben. Das ist also keine entrückte Priesterin mit goldener Sichel, die im Eichenhain die Götter anruft! Hier verzagt und leidet eine Frau an ihren Gefühlen. Und das ist die große Stunde von Cecilia! Wirklich wenige Sängerinnen haben diese emotionale Ausstrahlung das schauspielerisch so intensiv darzustellen. Man wird immer über die Größe ihre Stimme diskutieren, das bleibt ihr verhaftet. Aber man wird ebenso immer über ihre Größe in der emotionalen Darstellung dieser Frauenfiguren sprechen. Hass lodert, Verzweiflung drängt sie an die Wand, hin und hergerissen zwischen dem „Was wäre wenn“ und dem „Was bleibt“. Cecilia steigt tief in diese Norma und macht sie sich dann selbst zu Eigen. Das ist spannend zu sehen, das strapaziert das eigen emotionale Gefüge. Das ist ganz großes Kino – oder eben Oper!

    Das Orchester wurde leider „gedeckelt“ und saß tief im Orchestergraben mit halber Bühne über sich. Dadurch entstand zwar ein intimer Klang, der den Handelnden auf der Bühne genug Raum lässt, sich stimmlich komfortable zu entfalten, aber leider bekommt die Dynamik der Musik Bellinis einen Dämpfer verpasst. Die Harmonie, die aus dem Orchestergraben waberte, war wirklich eingängig und überzeugend.

    Und so komme ich nochmals auf meinen Eingangssatz zu sprechen: „Macht Neues, sonst werdet ihr traurige Künstler.“ Wagner kannte Cecilia nicht (ob der Meister sich auch mit einer Kundry hätte anfreunden können, die nicht um ihr Leben schreit und dabei ihre Stimme riskiert? Als Sängerin seiner Frauenfiguren hätte sie ihm mächtig eingeheizt), traurig war sie am Ende des Abends beim signieren bestimmt nicht. Denn Cecilia lebt gut in diesem Wissen, dass es eben nicht allen gefallen wird. Es ist ihr Angebot an ein Publikum, das sich seine eigene Meinung bilden muss: über sie, ihre Norma und die Diva aus dem Jenseits, die dabei langsam verblasst.

    Ende 2. Teil

    Fortsetzung folgt "Koile trifft Cecilia"

    ReplyDelete

If you want to post a link to a review or a video/audio contribution, please also add a comment in the respective section of the forum. Thanks.